Avec le cdH, la solidarité en marche avant !

À l’occasion du 1er mai, le cdH du Brabant wallon a tenu à rappeler les valeurs qui animent son programme et l’action de ses mandataires, à savoir la solidarité, le bien-être et la protection des familles.

Nous n’acceptons pas que ces principes soient mis en danger, ainsi qu’en témoignent plusieurs mesures évoquées ou mises en œuvre ces dernières semaines. Ces mesures constituent une véritable régression dans la marche vers une société plus juste et plus humaine.

A contrario, nous nous félicitons de constater que d’autres mesures participent au mouvement dans le bon sens, en marche avant, avec responsabilité et efficacité.

 

Au Fédéral, marche arrière toute !

  • En matière de santé : lors du conclave budgétaire d’octobre 2016, la ministre de la Santé a accepté de faire supporter à l’ensemble de son secteur près d’un tiers des économies souhaitées par le gouvernement fédéral, soit 900 millions d’euros rien que pour l’année 2017 !Résultat, la ministre, qui avait annoncé à l’envi qu’on ne toucherait plus aux soins de santé pendant la législature, a dû revenir sur un certain nombre d’engagements qu’elle avait pris, et procéder au pas de charge à de sévères coupes dans le secteur.Afin de rassurer les professionnels de la santé, elle leur a promis que ces économies n’auraient aucun impact pour le patient. Promesse non tenue !Un exemple que l’on connaît bien en Brabant wallon : la réforme du secteur hospitalier, qui a conduit à la fermeture de plusieurs services de l’hôpital de Tubize (dont les urgences) et de la maternité de Nivelles. Les citoyens du Brabant wallon sont directement impactés par cette mesure, qui a été mise en œuvre de manière brutale et précipitée, sans laisser le temps à la réflexion et à la recherche de pistes alternatives. Le personnel en a fait les frais, et les patients sont contraints de se déplacer beaucoup plus loin pour obtenir les soins dont ils ont besoin.

 

  • En matière de pensions, le gouvernement fédéral a programmé de retarder l’âge de la pension à 66 ans en 2025 et à 67 ans en 2027, et parallèlement de durcir les conditions d’accès à la pension anticipée. L’objectif, louable en lui-même, est d’augmenter le taux d’activité, en particulier des personnes âgées, afin de garantir le financement des pensions. La méthode choisie est cependant discutable. Les mesures concrètes pour y parvenir sont introduites de façon brutale et morcelée sans aucune reconnaissance de pénibilité de certains métiers.Dernier exemple en date : la suppression de la bonification de temps pour diplôme accordée pour la pension anticipée dans le secteur public : le gouvernement, qui s’attaque systématiquement aux travailleurs du secteur public sous couvert de vouloir harmoniser les statuts, souhaite supprimer cette spécificité qui consiste à prendre en compte la durée des études dans la durée de la carrière, et qui facilite donc aux travailleurs du secteur public le droit à la pension anticipée.Avec cette réforme, un enseignant qui achèverait sa formation à 23 ans (ce qui est tôt) devra travailler 45 ans pour obtenir une pension complète, soit jusqu’à 68 ans !Pour le cdH, au lieu de s’attaquer au relèvement de l’âge légal de la pension, il faudrait s’attaquer au relèvement de l’âge effectif de départ à la pension : il est de 59 ans en moyenne chez nous, contre 62 à 63 ans en moyenne dans les pays de l’OCDE.Pour ce faire, il faut investir, tout au long de la carrière, dans les conditions de travail et le bien-être au travail, dans la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle, et dans le renforcement des compétences, notamment via la formation continue. Il faut également introduire des fonctions adaptées pour les travailleurs âgés et améliorer leurs conditions de travail. Bref, il faut donner l’envie aux travailleurs âgés de poursuivre leur carrière même s’ils remplissent les conditions de départ à la prépension.

 

  • En matière de prêts immobiliers, le ministre des Finances vient de proposer diverses mesures qui entraveront l’accès au crédit immobilier pour les particuliers. Ces mesures visent notamment à plafonner les crédits immobiliers accordés par les banques à 80% de la valeur du bien. Autrement dit, les candidats acquéreurs d’un logement devront disposer au préalable de fonds propres à hauteur de 20% de la valeur du bien, augmenté du coût des frais d’enregistrement, soit environ 35% de la valeur du bien. À défaut de quoi les taux seraient majorés, et les risques de refus de crédit seront plus importants.Quand on sait qu’en Brabant wallon, le prix moyen d’une maison était en 2016 de 300.000 euros, cela signifie que le candidat acquéreur doit disposer d’environ 100.000 euros avant de pouvoir aller négocier un emprunt !Cette mesure est inacceptable, car elle va pénaliser les jeunes, la classe moyenne et les familles recomposées, tout en favorisant les plus fortunés et les investisseurs immobiliers. Cela va à l’encontre de toutes les politiques menées au niveau wallon pour favoriser l’accès à la propriété.

 

Au cdH, en marche avant !

  • Pour les familles, le ministre Maxime Prévot a assuré le transfert des allocations familiales depuis le fédéral vers la Région wallonne (dans le cadre de la sixième réforme de l’État), en mettant en œuvre le principe fondamental selon lequel un enfant = un enfant, quel que soit son rang dans la famille. Le nouveau système entrera en vigueur au 1er janvier 2019. Tout enfant né après cette date donnera droit à une allocation de 155 euros. Entre 18 ans et 24 ans, ce montant passera à 165 euros, pour prendra en compte la charge plus importante pour un ménage que représentent les jeunes au-delà de 18 ans.Ce système est plus juste que le système actuel, dans lequel le premier enfant donne droit à une allocation nettement inférieure (92 euros), montant qui évolue ensuite à la hausse pour les enfants suivants.

 

  • Pour les aînés, le même ministre travaille à la mise en œuvre d’une assurance autonomie obligatoire, qui permettra aux personnes âgées et/ou en perte d’autonomie de bénéficier, par exemple, de services d’aides à domicile pour un montant allant jusqu’à 300€ par mois. Le financement est opéré par une cotisation obligatoire de chaque Wallon âgé de 26 ans ou plus, d’un montant de 50€ par an, via la mutuelle. Cette enveloppe est versée dans un fonds également alimenté par le budget wallon consacré à l’aide aux soins à domicile.

 

  • Pour les aidants-proches : Maxime Prévot est encore à la manœuvre pour soutenir les centaines de milliers de Wallons qui ont choisi de consacrer du temps libre à un proche en perte d’autonomie, hors de toute activité professionnelle. Ils sont 860.000 aidants-proches en Belgique, et le temps qu’ils consacrent à leur enfant, frère, parent, ami, voisin… représente 150.000 équivalents temps plein ! Depuis le début de la législature, le Ministre wallon a doublé le soutien apporté à l’ASBL Aidants-proches, et travaille à la reconnaissance de l’ASBL comme structure représentative wallonne, ce qui lui permettra notamment de pérenniser le soutien financier.

 

Avec le cdH du Brabant wallon, avançons en marche avant pour une société plus juste, plus solidaire, plus humaine !

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