Inauguration du nouveau bâtiment administratif de la Clinique St-Pierre d’Ottignies

Ce vendredi 22 septembre, j’ai eu la joie de participer à l’inauguration du nouveau bâtiment administratif de la Clinique Saint-Pierre d’Ottignies, qui fête cette année ses 80 ans d’existence.

Pour nous tous, la santé constitue le besoin le plus fondamental. Sans cette dernière en effet, il nous est impossible de réaliser nos ambitions, nos projets et nos rêves. C’est pourquoi je tiens à saluer le travail effectué au quotidien par les équipes de la Clinique Saint-Pierre, au bénéfice de tous les Brabançons wallons.

Depuis son installation sur le site actuel en 1973, grâce notamment au soutien d’André Oleffe, la Clinique n’a eu de cesse de se développer. Elle offre aujourd’hui un service à la fois efficace, humain, chaleureux et inspiré des meilleures pratiques, comme la clinique du sein, l’autodialyse, ou encore le service des urgences. Du reste, de nombreux points d’appui ont été mis en œuvre sur tout le territoire de la Province, afin que les soins médicaux demeurent accessibles jusqu’en zone rurale.

Mais derrière cette réalité médicale, la Clinique Saint-Pierre constitue également une entreprise de premier plan et un moteur économique pour notre région. Ainsi, elle garnit le carnet de commandes de nombreux sous-traitants et emploie actuellement près de 1500 personnes, dans des métiers extrêmement divers. L’inauguration du nouveau bâtiment administratif, abritant plus de cent travailleurs sur 4000 mètres carrés, témoigne assurément de ce dynamisme.

Reconnaissons toutefois qu’une telle entreprise peut s’avérer périlleuse, tant les contraintes sont multiples : pensons à l’exigence croissante des patients, aux difficultés de communications avec les médecins traitants, ou encore aux réformes intervenues dans le financement des soins de santé.

Après des années particulièrement difficiles, je formule le vœu que les décisions en la matière tiennent mieux compte des attentes de nos concitoyens et des effets potentiels sur l’offre médicale. Du reste, la pérennité de cette offre suppose également d’assurer le renouvellement continu du personnel de santé.

C’est pourquoi nous devons être sensibles aux inquiétudes exprimées par de nombreux étudiants concernant le mode de calcul des quotas de numéros INAMI. Il revient aux responsables politiques de trouver le bon remède, qui allie libre choix des études, qualité des soins et pérennité des financements.

L’hôpital constitue sans nul doute un lieu particulier, chargé d’humanité et offrant un reflet fidèle des réalités vécues par nos concitoyens. Les hommes et les femmes qui y travaillent, parfois de manière bénévole, délivrent tant les heureuses nouvelles que les diagnostics les plus douloureux. Mais dans la joie comme dans la peine, ces « professionnels du coeur » mobilisent au quotidien une formidable énergie, au bénéfice de tous nos concitoyens.

Ainsi, la Clinique Saint-Pierre d’Ottignies illustre avec force toute la pertinence d’une démarche associative qui, dans notre pays, offre au plus grand nombre un authentique service public fonctionnel et de qualité. C’est là une réalité dont nous pouvons être fiers, puisque comme l’écrivait Vaclav Havel : « Le rassemblement des citoyens dans des organisations, mouvements, associations, syndicats est une condition nécessaire au fonctionnement de toute société civilisée bien structurée ».

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