Réforme du viager : plus de flexibilité et d’équité

Ce 16 janvier 2018, j’ai eu la joie d’ouvrir le colloque organisé par les éditions Anthémis au Cercle du Lac de Louvain-la-Neuve, à l’occasion de la publication du livre « La vente immobilière en viager ». Cet ouvrage, à la fois didactique et complet, expose toutes les facettes de la vente en viager. Cette démarche est d’autant plus utile que ce mécanisme est souvent mal connu des candidats vendeurs ou acquéreurs, pour qui il évoque le film de Pierre Tchernia ou la malheureuse expérience du notaire de Jeanne Calment, décédé avant sa crédirentière.

Pourtant, il comporte de très nombreux avantages et constitue un outil intéressant pour les personnes souhaitant organiser sereinement leur retraite. D’une part, la rente mensuelle permet de financer tant des soins à domicile qu’une entrée en maison de repos, lorsqu’elle s’avère nécessaire. D’autre part, la perception d’un capital au moment de la vente peut servir à aider des enfants désireux d’acquérir leur propre maison, ou de faire face à un imprévu, comme une opération. C’est pourquoi je plaide depuis 2015, au travers d’une proposition de décret, pour un allègement du régime fiscal relatif au viager. Je me réjouis que cette idée ait enfin triomphé, puisqu’elle a été reprise dans la Déclaration de politique régionale et ensuite transformée en décret par le Gouvernement et le Parlement. Depuis le 1er janvier 2018, les ventes viagères sont toutes soumises à un taux unique de 6 % de droits d’enregistrement et la base imposable pour les viagers occupés a été revue à la baisse. Grâce à ces mesures, le viager en Wallonie concilie désormais flexibilité dans la propriété et équité de la fiscalité.

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