Services publics fédéraux : plaidoyer pour un réel service public en Brabant wallon

Depuis plusieurs années, le cdH Brabant wallon s’inquiète du démantèlement de nombreux services publics de proximité sur le territoire de notre province. Comme le démontrent les annonces successives de fermeture de bureaux de poste, de justices de paix et de services d’urgence, ou encore les mesures d’économies en milieu hospitalier, les citoyens du Brabant wallon sont trop souvent, ces dernières années, les victimes d’une politique de réduction des coûts et d’abandon du service public. Depuis la parution du « Livre noir des communes » en 2014, j’ai dénoncé à maintes reprises le démantèlement des services publics. C’est d’ailleurs pour cette raison que depuis le congrès d’octobre 2017, le maintien d’un service public de proximité figurait parmi les priorités du cdH Brabant wallon.

Ces dernières semaines, les mandataires cdH ont été interpellés par le personnel concerné et par de nombreux citoyens de la Jeune province, quant à la menace d’une disparition de l’offre de proximité au sein du SPF Finances. Soucieux de garantir l’égalité de traitement des citoyens et la qualité du service public, le cdH Brabant wallon partage pleinement ces craintes, qui sont malheureusement étayées par de récentes décisions du ministre des Finances.

Ainsi, nous constatons à regret que le Brabant wallon est la seule province du pays qui ne compte aucun des onze « infocenters », récemment ouverts par l’administration. Ce constat est d’autant plus alarmant qu’à terme, ces structures seront les seuls endroits où les citoyens pourront se rendre en personne et sans rendez-vous, pour des questions concernant leur situation fiscale et donc leurs revenus. En effet, les missions de ces « infocenters » sont très nombreuses et concernent tant les entreprises débutantes, que l’aide au remplissage des déclarations, ou encore la réception des plaintes. Les inquiétudes exprimées par les Brabançons wallons sont donc absolument fondées, puisqu’ils seront bientôt obligés de se rendre à Namur, Bruxelles ou Charleroi pour disposer de services élémentaires.

La décision de transformer les « infocenters » en unique point de contact du SPF finances avec le public correspond à une stratégie bien comprise du Gouvernement fédéral. Une fois cette réforme achevée, plus aucun argument ne s’opposera à la suppression des petites résidences du SPF Finances et leur regroupement au sein de quelques grands « pôles ». Les contraintes sur le personnel, la diminution des moyens humains et donc de la qualité du service rendu apparaissent aujourd’hui comme des évidences.

Même si le SPF Finances présente les solutions en ligne comme étant une alternative viable pour la majorité des dossiers, le cdH rappelle la nécessité de rencontres personnelles pour les contribuables moins « connectés », notamment les plus âgés d’entre nous. Par ailleurs, certains dossiers complexes nécessitent un véritable dialogue direct et un lien de confiance personnalisé. Pensons à la situation des indépendants, aux personnes séparées ou encore celles qui ont une carrière mixte.

Selon moi, des objectifs d’optimisation des dépenses ne peuvent en aucun cas nuire à la qualité et à l’accessibilité des services publics, pas plus qu’à l’établissement du juste impôt. Il y va ni plus ni moins de l’égalité des citoyens devant l’impôt et l’autorité. C’est pourquoi, avec les mandataires humanistes du Brabant wallon, nous attendons une ferme réaction des élus brabançons wallons qui soutiennent le Gouvernement fédéral. Dès lors, le cdH Brabant wallon appellent le Gouvernement fédéral :

  • à clarifier au plus vite ses intentions quant à l’offre de services publics de proximité en Brabant wallon, afin de répondre aux nombreuses inquiétudes exprimées par nos concitoyens ;
  • à garantir le maintien et l’extension des services de proximité, au bénéfice de tous les Brabançons wallons.

À la veille d’une rencontre essentielle entre le personnel du SPF Finances et le Président du Comité de direction, M. Hans D’Hondt, le cdH Brabant wallon reste extrêmement attentif à l’évolution de la situation sur le terrain, face aux interpellations citoyennes, syndicales et associatives. Le SPF ne peut pas devenir un « Service de Proximité Facultatif ».

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