Semestre européen : la Belgique est un bon élève, mais peut s’améliorer -

Semestre européen : la Belgique est un bon élève, mais peut s’améliorer

Ce 15 mars 2018 et comme chaque année, la Commission européenne a répondu à l’invitation du Parlement de Wallonie, afin d’informer les parlementaires sur les principaux éléments du « Semestre européen ».

Il s’agit d’un cycle de coordination des politiques européennes, visant à assurer notamment la convergence des économies et le respect des objectifs budgétaires, afin de garantir la solidité de l’économie de l’Union. Dans ce cadre, la Commission européenne a notamment publié un « rapport pays » spécifique à la Belgique, dans lequel elle pointe les principaux progrès et défis pour notre pays. Globalement, notre pays est plutôt un bon élève en la matière puisque 64 % des recommandations formulées par la Commission depuis 2011 ont donné lieu à au moins « certains progrès ».

Au rang des bonnes nouvelles cette année, la Commission relève des perspectives économiques favorables et une baisse du chômage, qui se fixe à 7,2 % au 3e semestre de 2017. Du reste, l’endettement public est en baisse, après avoir atteint son pic historique à 106,8 % du PIB en 2014.

En matière sociale également, la Commission souligne les très bonnes performances de la Belgique, qui répond à la majorité des critères du socle européen des droits sociaux. En outre, nous sommes un des pays qui redistribue le mieux la richesse, puisque la pauvreté diminue de 41 % grâce aux impôts et diverses allocations.

Cependant, certains défis majeurs doivent encore être relevés. Ainsi, le niveau global de dépenses publiques reste élevé, mais, paradoxalement, le niveau des investissements publics est un des plus faibles de l’Union. Cette situation impacte notamment la qualité des infrastructures de transport et donc la productivité nationale. Pourtant, les dépenses d’investissement sont parmi les plus efficaces pour soutenir une croissance durable et génératrice d’emploi. À titre personnel, je me réjouis de constater que la Commission européenne tire la sonnette d’alarme pour une relance de l’investissement public, car c’est un combat que je mène depuis de nombreuses années. Dans ce cadre, la Wallonie a récemment adopté un plan doté de plus de 5 milliards d’euros sur 5 ans, salué par la Commission européenne.

Un autre point d’attention pour notre pays et notre région est l’augmentation du taux d’emploi, qui reste trop éloigné de notre objectif de 73 % en 2020. Ainsi, la Commission relève notamment une trop faible adéquation entre offre et demande de travail, puisque nous combinons un taux d’emploi relativement faible avec de nombreux emplois vacants. Dès lors, la formation initiale et tout au long de la vie doivent constituer des priorités absolues pour la Wallonie.

Image : © European Communities , 1996   /  Source: EC – Audiovisual Service   /   Photo: –

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