Le cdH dit NON aux visites domiciliaires ! -

Le cdH dit NON aux visites domiciliaires !

Ces derniers mois, des dizaines de milliers de Belges ont rejoint un formidable élan de solidarité, afin d’offrir un toit et la sécurité d’un foyer à des personnes en situation irrégulière et menacées d’expulsion. Plutôt que de s’appuyer sur cet élan citoyen pour construire une politique d’accueil humaine et raisonnée, le Gouvernement fédéral a choisi de le combattre, voire même de le criminaliser.

Ainsi, le projet de loi concernant les visites domiciliaires en cours d’examen à la Chambre des représentants vise à permettre à l’Office des étrangers de demander à un juge d’instruction d’autoriser les services de police à pénétrer dans une habitation, qu’il s’agisse de la résidence d’une personne sans papiers ou de celle d’une personne qui l’héberge. Cette « visite domiciliaire » aurait pour but d’arrêter la personne en situation considérée irrégulière et de fouiller les lieux, afin d’y trouver des documents en vue de son expulsion. De tels procédés sont non seulement choquants, mais il ne sont pas sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire.

En instituant un véritable délit de solidarité et en détournant ainsi la fonction du juge d’instruction, le Gouvernement fédéral oppose une réponse strictement criminelle à une problématique avant tout humanitaire. Faut-il le rappeler, le simple fait de ne pas disposer d’un permis de séjour ne constitue en rien une infraction pénale et ne devrait pas justifier l’usage de moyens judiciaires et policiers disproportionnés. En effet, ces moyens sont de plus en plus limités et seraient bien mieux utilisés à traquer les véritables terroristes et criminels, qu’ils soient en situation régulière ou non.

Ce projet constitue le dernier épisode en date d’une politique migratoire nauséabonde, visant à flatter les plus bas instincts et à attiser les frustrations du public, plutôt qu’à traiter humainement et de manière responsable des personnes fuyant pour la plupart des situations dramatiques. Le cdH ne peut en aucun cas souscrire à une telle approche, qui heurte ses valeurs les plus fondamentales d’humanisme, de solidarité, mais aussi de gestion publique basée sur des faits avérés et non sur des émotions. Ces enjeux dépassent largement le simple cadre d’une relation classique majorité-opposition et interrogent chaque formation politique sur sa vision de la société et de l’État de droit.

C’est pourquoi, ce 27 mars en Commission des affaires générales et des relations internationales du Parlement de Wallonie, le cdH a voté en faveur d’une proposition de résolution déposée par l’opposition, demandant au Gouvernement fédéral de retirer ce projet de loi et à faire de la Belgique une véritable terre d’accueil, dans le respect de l’État de droit.

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