L’énergie nucléaire n’est pas LA solution ultime au défi énergétique auquel la Belgique (mais aussi l’ensemble de la planète) est confrontée.
Mais la mise en œuvre dès 2015 du programme de fermeture des centrales nucléaires, m’inquiète à trois titres au moins:
- La sécurité d’approvisionnement compte tenu de l’évolution passée de la consommation d’électricité, du déficit de capacité de production déjà observé, et des perspectives de consommation d’électricité à l’horizon 2020
- L’impact environnemental, en termes de rejets de CO2, de la fermeture dès 2015 des premières centrales nucléaires
- L’impact au niveau des prix de cette fermeture à brève échéance.
A l’heure actuelle, de plus en plus de personnes sont conscientes de cette situation, mais certains n’osent pas regarder la réalité en face, bien souvent pour des raisons idéologiques/médiatiques/électorales.
A côté de l’engagement déterminé qui est le mien tant en matière de réduction de notre consommation d’énergie qu’en matière de production d’énergie à partir de sources d’énergie renouvelables (les chiffres du bilan énergétique en attestent), je souhaite que le débat sur la sortie, dès 2015, de l’énergie nucléaire soit posé de façon sereine, mais aussi étayée.
Car parler de chiffres est indispensable en la matière. Le défi énergétique ne se règlera pas avec des « il n’y a qu’à », parce que la question est extrêmement complexe et importante, sinon cruciale pour notre société, et en particulier pour les consommateurs, ménages, collectivités ou entreprises.
C’est le sens de la présente contribution au débat, que je vous invite à découvrir en cliquant ici.





Une réaction à vos propos d’hier dans la libre de ce jour…je suis surpris de voir une telle divergence d’opinion entre vos propos et ceux d’un professionnel du secteur.
Qu’en penser?
Prolonger le nucléaire n’aura aucun effet bénéfique sur les prix pour le consommateur
En tant qu’entrepreneur fournissant de l’électricité verte à près de 100 000 ménages en Belgique, je ne peux souscrire à l’affirmation du ministre wallon de l’Energie, André Antoine, qui affirme que prolonger la durée de vie des centrales nucléaires réduira la facture énergétique pour le consommateur.
Le nucléaire ne produit que de l’électricité. Or, le prix de l’électricité est composé des prix du transport, de la distribution, des taxes, des redevances et, enfin, du prix de l’énergie. Tout comme le pétrole ou d’autres produits, celui-ci fait l’objet d’une cotation sur les marchés boursiers (dont on peut voir l’évolution sur http://www.endex.be). Pour déterminer cette cotation, une série de paramètres rentrent en compte : coût du nucléaire, coût des certificats CO2, coût d’une centrale TGV, etc.
Néanmoins, ce qui va déterminer le coût final du kWh, c’est – loi de l’offre et de la demande oblige – le kWh manquant, soit celui qui permet d’assurer la production de pointe. Cette production de pointe n’est en aucun cas assurée par le nucléaire qui ne peut assurer qu’une production de base constante et régulière (une des raisons pour laquelle nos autoroutes restent éclairées la nuit ou pourquoi on a longtemps fait la promotion du chauffage électrique ) ; elle est en revanche assurée essentiellement par des centrales au gaz.
C’est donc ce type de centrale qui a une influence directe sur les prix de l’électricité. En simplifiant quelque peu, si ce prix augmente, le prix de l’électricité augmente. Tout profit pour celui qui produit une grande partie de sa production à bas prix parce que ses centrales sont amorties depuis longtemps (et qui plus est, concentrée, à peu de chose près, dans les mains d’un seul et même acteur !) On l’a d’ailleurs vu avec la récente augmentation des prix du pétrole et du gaz, les prix avaient augmenté de manière significative.
Si vous allez sur les outils de comparaison mis à disposition du consommateur (www.cwape.be, http://www.test-achats.be ), vous constaterez que les offres des différents fournisseurs en énergie renouvelable sont tout à fait compétitives par rapport aux prix des énergies dites grises (en grande partie du nucléaire).
Comme viennent de le prouver récemment les différents rapports en la matière, nous sommes largement en retard en énergie renouvelable, notamment dans l’éolien où les Pays-Bas, pays plus peuplé densément que le nôtre, compte déjà 4 à 5 fois plus d’éolien sur terre que chez nous ! A titre de comparaison, on y produit beaucoup moins d’électricité via le nucléaire qu’en Belgique (environ 5 pc contre 55 pc chez nous), mais le prix de l’énergie y est sensiblement le même.
Entretenir la confusion en matière de sortie du nucléaire, juste au moment du lancement d’une grande campagne publicitaire en faveur du nucléaire, ne fait en réalité que contribuer à décourager les entreprises qui investissent dans l’efficience énergétique et les énergies alternatives.
Venanzi Bruno Administrateur délégué Lampiris sa
monsieur Antoine,
Informez vous mieux. L’approvisionnement après la fermeture de 2015 est déjà assuré.
Par ailleurs, c’est sur la production avec le gaz qu’est fixé le prix de l’électricité, pas sur base des coûts du nucléaire. Prolonger la durée de vie des réacteurs n’y changera rien.
Vous perdez en crédibilité en disant des choses pareilles.
Cordialement,
Gérard Coulon
Le nucléaire est , à court et moyen terme , LA SEULE possibilité réaliste de faire face aux défis énergétiques et environnementaux
Félicitation pour vos prises de position en matière d’énergie…
Il est grand temps de cesser de faire croire aux électeurs qu’il n’y a pas d’autres solutions que le nucléaire.
Le moment est venu de stimuler nos créatifs et autres ingénieurs à orienter leurs énergies vers des technologies sans nuisances… Peut-être avec une rémunération salariale plus convaincante et des primes substantielles.
Et plutôt que de laisser le marché de l’énergie dans les mains d’entreprises plus opportunistes qu’efficaces, il serait vraiment judicieux de rechercher et stimuler les technologies permettant une véritable autonomie des habitations.
Bien à vous
Nadia Hartert.
Evidemment c’est préoccupant. Néanmoins, les coûts cachés du nucléaire devraient être mieux pesés. Continuez dans la politique de l’URE comme vous l’avez annoncé. Convertissez tous les éclairages en leds (90% d’économie par rapport aux incandescents), faites baisser les chauffages en hiver de 2°, isolez. Promouvez le vélo comme mode de déplacement ou à tout le moins des systèmes solex.
Je ne rejoins pas Loïc à 100% Avez-vous intégré les coûts d’implémentation des smart grids nécessaires pour gérer les injections décentralisées sans cesse croissantes dans vos calculs ? C’est un sujet très peu évoqué. La production renouvelable compétitive ? Probablement pas sans la subsidiation massives et les certificats verts, c’est-à-dire l’intervention publique et la bonne volonté du client. Le facteur de charge d’une éolienne (environ 23%) ne milite pas en sa faveur.
Bref, un débat loin d’être concluant, André Antoine a au moins le mérite de reconnaître que les questions restent nombreuses. Je crois qu’il n’a pas trop l’envie d’être le ministre des futurs blackouts…
Bonjour a tous, je suis loin d’etre pour le nucleaire. je suis avec Jean-Michel quand il parle des leds, du chauffage et du velo. Ne peut-on pas interdire la vente des ampoules classiques purement et simplement; ne peut-on pas aider ( par des primes ou autres aides) et/ou obliger chaque nouveau constructeur de placer des panneaux photovoltaiques pour au moins etre autonome (leds, electro classeA…..).
Pourquoi autorise-t-on encore la contruction de batiment avec un simple panneaux de 3 cm d’isolant alors qu’il faudrait se lancer a grande echelle vers la maison passive?
J’ai parfois l’impression que nos politiques sont frileux, et on peur d’avancer; qu’attendons nous pour agir efficacement a commencer par les batiments publics; ne tergiversons pas;
Nous les petit belges nous devons être vigilant vis à vis des décisions hypocrites et plutot inamicales des autorités françaises en ce qui concerne l’implantation des centrales nucléaires. Car celle de Chooz était vraiment nous donner des inconvenients et eux en avoir les bénéfices
Il est temps de prendre conscience de la nécessité de passer à la vitesse supérieure en matière de choix énergétique .N’attendons pas la raréfaction des produits pétroliers, la fermeture des centrales , l’augmentation de la pollution pour envisager des changements .
Il s’agit de changements stratégiques de nos comportements adultes et responsables.
Certains ne veulent plus du nucléaire mais ne veulent pas d’éoliennes; d’autres ne sont pas convaincus du bienfait des panneaux photovoltaiques et/ou solaires à cause de la dépense que celà engendre .
Alors , nos gouvernants , nos banquiers doivent nous aider et nous persuader que le changement est non seulement possible mais à court terme une nécessite .
Faut-il obliger les candidats batisseurs , via les organes de décision ( collèges, CCATM, urbanisme ) à remplir ces obligations???
N’étant certainement pas aussi avisé techniquement que certains internautes, je me permets cependant de vous livrer 2 réflexions: la première est d’ordre purement réaliste, je pense qu’il n’existe pas d’alternative actuellement au nucléaire tant en terme de capacité qu’en terme de prix et ce dans un délai raisonnable de 15 à 20 ans .La seconde réflexion porte sur le coût de l’energie renouvelable: si pas d’intervention publique (certificat vert notamment), il n’y aurait aucune éolienne dans notre paysage, ni panneaux photovoltaïques….Je suis plûtot favorable à un vrai programme ambitieux en matière d’isolation des habitations, soutenu par un financement public et controlé systématiquement. La planète et nos portefeuilles mesureriont immédiatement. ces impacts positifs
1)La sécurité d’approvisionnement :L’énergie nucléaire entraîne la prolifération des armes atomiques.
2)L’impact environnemental: En Belgique, 120 tonnes de déchets hautement radioactifs sont produits tous les ans; ceux-ci resteront dangereusement radioactifs pendant encore des milliers d’années.
3)L’impact au niveau des prix:L’énergie nucléaire disparaîtra d’ici quelques décennies, du fait qu’elle sera trop chère, en raison de l’épuisement des réserves d’uranium.
En Belgique, le consommateur a déjà payé plus de 28 milliards d’euros pour les centrales nucléaires
Conclusion:Aujourd’hui nous avons le choix: investir des fonds dans l’énergie nucléaire qui est à la fois dangereuse, chère, inefficace et sans avenir ou favoriser les énergies renouvelables, moins chères et plus efficaces. Ce dernier choix est bien plus intéressant pour le climat.
Toutes ces discussions sur le prix payé par le consommateur viennent un peu tard, c’était avant la libéralisation qu’il fallait y penser. On devait y gagner??? Chercher l’erreur, et la province de Luxembourg n’est pas gâtée du tout en ce domaine.
Ce qui me pose problème, c’est l’approvisionnement. 2015, c’est dans 6 ans.
On est trop court, il faut acheter de l’électricité, du fuel, du gaz, du charbon….
Même, avec les crédits, impossible de rendre chaque habitation : basse énergie en si peu de temps.
Les éoliennes, en général, c’est d’accord mais pas chez moi. Nos cours d’eau, qui voudra des barrages, etc, etc.
De nouvelles centrales au gaz, d’accord mais on ne construit pas une centrale en claquant des doigts. Et si on nous coupe le robinet.
Il nous reste donc Joséphine, ange gardien.
Alors de grâce, arrêtons les déclarations pré-électorales. Soyons réalistes.
Trouvons tous ensemble la ou les solutions. Mieux vaut être chasseur de solutions que chasseur de voix. C’est plus utile à la vie.
Pourquoi chacun ne devrait-il pas être concerné par la production de sa propre énergie, celle qu’il consomme lui-même.
Chacune, chacun, devrait se poser la question : si je dois produire ou trouver mon énergie propre , qu’elles sont les solutions REALISABLES et REALISTES qui se posent à moi ?
Et qui m’aident en plus, à sauver le monde vivant de la planète.
S’il n’y a plus de vie sur la planète, peu importe qu’elle soit ronde ou carrée, verte, rose ou mauve.
Ce n’est pas de l’écologie, c’est du civisme.
Doux rêveur? OK, je suis un doux rêveur, et pourtant……………
Pourquoi revenir avec ce débat pour ou contre le nucléaire alors que la décision politique a été prise de commencer à fermer les centrales nucléaire, sinon pour que la production électrique reste concentrée entre les mains du groupe GDF-SUEZ et AREVA.
Les solutions existent pourtant par la décentralisation des moyens de production électrique qui sont en dévellopement, adaptons plutôt les orientations en la matière qui sont menées par d’autres pays européens hormis la France.
Monsieur le Ministre,
Je ne suis pas experte en la matière mais je suis absolument contre le nucléaire.
Ne serait-il pas possible de stimuler l’énergie hydro-électrique?
(sans oublier de taper sur le clou pour que chacun essaie de faire des éconmies…)
Ok, pour le principe de fermeture des centrales nucléaires, mais que penser de la Suède qui fait un retour vers le nuclèaire alors que ce pays fut un pionnier en matière d’énergie renouvelable couplé au démantèlement de leurs centrales nucléaires.
Aussi, ne nous leurrons pas, si ne nous produisons pas nous même cette énergie , il nous faudra alors l’acheter à nos voisins… Bonjour la dépendance et que l’on ne me fasse pas encore croire que la libéralisation des énergies nous fera bénéficier de de prix bas..
Une des vraies questions sur ce débat doit être posée : sommes nous aptes à payer le prix pour du renouvelable : pas dans mon jardin, pas inonder ma vallée, pas trop cher, pas gâcher mon paysage, pas de biogaz sauf si le site deproduction est loin des habitations etc, etc…
D’une part, la décision a déjà été prise, il y a quelques années. 2015, c’est dans 6 ans, c’est vrai que c’est bientôt. Mais qu’a-t-on fait depuis la décision pour permettre la transition? Honnêtement, pas grand chose. Retarder l’échéance de fermeture de quelques années offre surtout l’occasion de ne rien faire d’ici là quelques années de plus…
D’autre part, peut-être serait-il temps que nous diminuions fortement notre consommation d’énergie (électrique et autre). Je ne comprends pas qu’on délivre des permis d’urbanisme pour des maisons qui sont des passoires énergétiques. Je ne comprends pas qu’on donne des subsides pour du solaire sur des maisons non préalablement correctement isolées. Je ne comprends pas que soient encore vendus des ampoules à incandescence, des électros où il y a une « veille » et des électroménagers énergivores.(…) Je ne comprends pas que tant de bureaux restent allumés 24h/24. Je ne comprends pas que dans certaines écoles, les vannes des chauffage aient été retirées et qu’il soit donc impossible de baisser le chauffage.
Arrêtons de nous fermer les yeux, oui, ce sera difficile. mais c’est possible. A condition de s’y mettre MAINTENANT. Et non de reporter indéfiniment les échéances.
Oui, investir dans les énergies renouvelables est coûteux. Tout comme a été coûteux la construction des centrales nucléaires. Tout comme est coûteuse la gestion des déchets nucléaires (quoi que, quand on les stocke « bêtement », ce n’est pas nécessairement trop cher. Juste un peu dangereux). Tout comme sera coûteux le démantèlement des centrales. Mais je ne sais pas, comme un pressentiment qu’on va essayer de le faire payer (à nouveau) aux citoyens alors qu’ils ont gardé les bénéfices.
Une dernière chose: je trouve honteuse la campagne pro-nucléaire faite actuellement à grand renfort de pognon. Définitivement, je suis CONTRE le nucléaire. Parce qu’il coûte trop cher (à la collectivité, à l’environnement), qu’il cause des problèmes (Tchernobyl n’est pas une hypothèse, les multiples incidents qui ont eu lieu l’an passé tant en Belgique qu’en France non plus, même si les médias en ont peu parlé), que je pense à l’avenir…
Quant à la nécessité qui fait choix, je trouve cela plus que discutable moralement. Une petite fable: Un sage vivait chichement, se contentant le plus souvent d’un plat de riz et de lentilles comme seul repas. Passe par là un de ses anciens condisciples. Celui-ci est habillé d’or et d’argent, le luxe est son quotidien. Il interpelle son ancien condisciple: « Si tu étais capable de t’incliner devant le roi, tu aurais comme repas tout ce qui peut se manger de plus fin et de plus cher ». L’autre lui répond: « Et toi, si tu étais capable de te contenter d’un plat de lentilles, tu ne serais pas obligé de t’aplatir devant le roi. »
Tihange 1 + Doel 1 + Doel 2 (les 3 centrales qui doivent fermer en 2015) = 1750 MW
D’après la Fédération belge des entreprises électriques et gazières (FEBEG), il y aurait des nouvelles centrales au gaz autorisées pour un total de 1700 MW (NB dont une bonne partie construites par Electrabel !).
Si on additionne les nombreux projets de cogénération et les 800 MW d’éolien en mer du Nord qui sont autorisés, il me semble que, même en cas d’augmentation de la consommation d’électricité, les centrales nucléaires sont en passe d’être remplacées, non ? Où est le stûût, M. Antoine ?
Une intervention lamentable de votre part, Monsieur Antoine.
Mauvais arguments aussi.
On se demande si vous connaissez vraiment vos dossiers ou si vous êtes simplement à la solde de l’industrie nucléaire.
Si vous avez des enfants, quel manque de créativité, d’audace, quelle absence de vision et quel manque de respect aussi!
Lamentable!
Il n’est pas trop tard pour changer d’avis – sinon attendez-vous à un retour de flamme conséquent quand vos électeurs comprendront qu’ils devront payer le prix de cette décision idiote (sauf votre respect).
Posons-nous les bonnes questions s’il vous plaît.
Pourquoi ce retour en arrière?
Pourquoi ne pas consacrer plus d’argent à la recherche de solutions pour notre problême (et notre surconsommation!) énergétique?
Pourquoi ne pas affronter le problême de l’énergie avec optimisme et le courage d’innover?
Pourquoi faire intervenir l’argument du prix – mal étayé par ailleurs – en pleine crise économique?
A qui l’utilisation de l’énergie nucléaire et la construction de nouvelles unités (réacteurs) profiteront-elles?
Merci.
le stuut?
Mr Antoine ne veut pas voir la realite en face…